samedi 8 août 2015

Un rire



Nos rêves s'amoncellent en lunes à venir
Et sur nos coeurs éteints l'odeur du feu ma soeur
Pour dire et apaiser la misère de nos ires
La tristesse de voir s'accumuler la peur
Sur le lit du désir

Alors fumons fumée c'est tout ce que nous sommes
Dans le monde aveuglé par l'ave des empires
Advenitur mundi amor cras ibit vir
S'éveillera la vie dans la peau de tout homme
Retentira la lyre

Pois é minha irmã vamos tomar o mel
Na boca do deus e vamos lhe pedir
Porque não porque não e porque tão sofrer
Quando é tão facil amar da toda pel
E não a impedir

And then it happens soon we all are in the same
Dream of another moon and yet we are all here
Waiting for something else we want love without fear
Is there another place where we could have no shame
Where we could drop no tear

Et voilà que revient le jour nous sommes bien
Nos rêves comme graines ont germé dans la terre
Pendant la nuit les anges entendent nos prières
Alors il faut rêver même à partir de rien...

L'Enfant peut devenir

L'Amour peut le grandir

La Porte va s'ouvrir

Et Tout

Peut advenir

(Sourire)

Un dieu dans son délire

Aura fait retentir

Un rire








mercredi 5 août 2015

De la grande polémique universelle




Des pions de la grande polémique universelle, que nous alimentons, servilement inquiets du sort que nous réserve le rapide réel. Alors dans cette partie d'échecs contre la montre, nous nous rangeons de l'un ou de l'autre côté du contraste des clans, qu'ils ont su nous créer pour mieux nous diviser, à force de clichés.

Dans ce positionnement duelliste, nous ne servons au fond que des intérêts qui nous dépassent, enclavés dans un rôle unique et réducteur, à l'avancée docile, programmée sans retour, sans regard en arrière et sans nuance aucune...


Pourtant, il fut un temps où chaque société avait à sa palette un arc-en-ciel immense de teintes à sa portée : il y a plus de rôles à tenir pour chacun d'entre nous qu'on veut bien nous l'avouer. 

Mais les garants de la sainte polémique simplifiée, comme jadis les croisés, se chargent de nous dire : 
" Tu suivras cette idée, et tu la défendras, quitte à y tout quitter, ta vie et tes idées. Tu dénonceras même quelquefois tes amis, s'ils ont, par malheur, évoqué l'éventuelle existence d'une faille dans l'idée mue cent fois par la masse des ouailles... "

Et puis, un jour le pion s'égare, il s'est trompé de train. Il parvient, à force d'errance, dans un pays lointain, où chacun tient son rôle, où nulle polémique ne semble diviser les vivants en armées. De clans il n'en est point, chacun jouant tour à tour un rôle pour la journée...

Je serais une fleur et tu serais fleuriste : demain je serais l'homme et tu serais la femme : on échangera ensuite... 
Et puis tu serais fou et je serais cheval : je serais Eurydice et tu serais Orphée : on échangera ensuite... 
Tu serais le chasseur, et je serais ta proie : demain tu serais ciel et je serais nuage : on échangera ensuite...

Et puis tu serais âme et là nous ferions corps : tu serais complément et je serais le verbe : on échangera toujours... 

Afin de ne jamais tenir un rôle unique, ne jamais être un pion de la masse sans nom, qui se rapproche au loin, dans ces contrées hantées par une idée unique, qui prépare la guerre... des mots 

- la polémique.


mercredi 22 juillet 2015

Avénement d' H.H. Stone



" Montre-toi tel que tu es, sans tenter de ressembler aux autres.

- C'est encore, quand il est assumé, le genre d'authenticité, qui singulièrement, leur déplaira le moins... "


(Hank Hilo Stone, Le livre des contradictions)

mardi 21 juillet 2015

Crime de temps sourd



Le temps le temps nous joue des tours
Quand il nous tourbillonne autour
Avec sa gueule de vautour
Et ses yeux blancs reflets des tours

De la raison grandes bâtisses
Fondées sur l'os cave des morts
Et sur les matériaux factices
Des hantises regrets remords

Le temps le temps nous fait des torts
Quand il attente encore aux jours
De son pas calculé retors
Révoquez-le Le temps est sourd

Alors le temps nous fait des tares
Des phychoses des bruits qui courrent
Dans la nuit noire sur le tard
L'aiguille du temps se fait jour

Et là le temps silencieux tire
Trois coups Lentement on l'entoure
La police du temps accourt
A court d'idées pourtant Pourtant

Le coupable était bien le temps
Qui comme une ombre se retire
Le temps nous laisse sans mot dire
Le temps fait taire

Et tue

L'amour


dimanche 19 juillet 2015

Lemon juice story



Dans un citron bien mûr comme dans un pays
Il y a tout en même temps mais certes en tout petit
L'amer et puis le tendre la mort et puis la vie
L'enfer tout grimaçant et le saint paradis
Il y a un soleil jaune qui répond toujours oui
et des pépins de pluie qui sont un peu plus gris
Il y a plein d'habitants, des gens vraiment jolis
Et puis des gens véreux, c'est quand il est pourri
Il y a de beaux quartiers, comme dans la city
On peut y faire son trou on peut y faire son nid
Mais ya toujours des gens qui haussent tant les prix
Que même mon citron, un jour il sera pris
Par les spéculateurs, qui gesticulent et crient
Des histoires de sous dans mon innocent fruit
Alors pour être en paix, pour être un peu plus free
On va changer de fruit, migrer dans un litchi
Là c'est pas aussi grand c'est même rikiki
Mais bon la liberté paraît qu' ça n'a pas d' prix

Dans un citron bien mûr comme dans mon pays
Quand on l'a trop pressé on est bien emmerdés
Alors on boit le jus ça donne des idées
Et puis on dit ciao

(ou arrivederci)




samedi 18 juillet 2015

De passage en passe-âme



En eux, l'âme s'installe, pour quelques heures à peine,
puis elle poursuit sa route.


L'escale s'incarne quelques fois, dans les rêves marins, en un corps accueillant,
après mille tempêtes.


Il s'imaginait être un bourgeon de l'arbre, qui soutenait sa sieste...
Alors, il s'éveillait, réalisant soudain l'avoir toujours été.


Un temps, mon coeur, attends,
Et danse s'il te plait,
Ton âme, affleure, élan
Et ne fait que passer




La clé de la chanson



Les coeurs les coeurs
Les coeurs prient les coeurs pleurent
Oraison ou douleur
Les coeurs parfois ont peur

Des corps des corps
Des corps sous les décombres
Accords en froid mineur
Les corps quelquefois sombrent

Les cris les cris
Les cris venant des nuits
Crissements sans répit
Les crimes de la vie

Les crans les crans
Les crans d'arrêt ouverts
L'écran crâche l'enfer
Le cran de la misère

Les coups les coups
Les coups portés au coeur
L'écoulement des heures
La coupe des rancoeurs

Mais...

Le qui le qui
Le qui vive et qui chante
Le Kilimanjaro
Le qui même m'enchante

Le cul le cul
Le cul de la bouteille
Le culot des merveilles
Le Q n'a qu'une oreille

Le quai le quai
Le quai des voyageurs
Le qu'est-ce que tu préfères
La question douce-amère 

Le quand le quand
Le quand je serai grand
Le candide l'enfant
Le quand bien même apprends

La clé la clé
La clé du porte-coeur
La clémence au pardon

La clé de la chanson


vendredi 17 juillet 2015

Assim falava...



Achei a Terra do bom coração
Ainda aberta ainda que ja
Tão velha cheia de felicidade
E da tristeza que da o amor
De qualquer coisa que vem à alma
E de repente vai embora dela
Terra do sonho que é para viver
E da vida viva que é para sonhar
Terra que sofre de sempre dever
Perdoar todo sem nunca perder
A fé no Homem na agua no ar
No Anjo que é vontade de voar
Sem nunca negar o novo prazer
De ouvir a voz mais alguma vez
Da humanidade ainda que fosse
O começão da feroz idade


Terra que talvez sobrevivera
Depois de todos os corações

Achei a Terra ora eu sei
Que fora de si niguém encontra
Sem deixar a lei a sua Terra

Assim falava o fora-da-lei


mercredi 15 juillet 2015

Graine d'idée divine



Car Dieu lui-même ne sait pas où va le monde, qu'il créa sur un coup de tête, lors d'un verre pris avec le Diable, comme on lance une pierre dans l'espace, sans savoir la distance et le temps, et la matière exacte où elle ricochera...
- Sans connaissance sûre des contigences en nombre, et sans le paradigme éprouvé de son vol...

Alors, afin de laisser après lui des lieux de certitude, autorité de qui-ne-connait-pas-de-doute, Il s'assura que l'Homme, curieux de sa nature, reprendrait ses travaux : en son nom, il laissa quelques indices sûrs, puis prit congé du Diable, en le mandant d'aller insuffler dans le monde quelques graines d'idées, et l'idée de l'idée qu'on nomme l'intuition, et qui est une image, et un rêve éveillé...


Là-dessus, Il mit feu à la mèche d'un grand feu d'artifice, puis partit se coucher...

Et le Diable se dit qu'il aurait bien mieux fait de rester sur sa lune,
à faire des ricochets.


mardi 14 juillet 2015

Murs de silence et murs de sons



Toute l'imposture d'un monde, au sein duquel un simple mot, prononcé à voix moins basse que de coutûme, peut compromettre toute une portée de significations...

On ne taira pas le vocable interdit, mais on l'entourera d'une opaque coquille, afin qu'il soit à peine ce qu'il voulait crier, qu'il a dû ravaler, comme on ravale un mur, que des tatouages urbains avaient fait mur de son, mur d'amour et de peine, ou mur de déraison. Il n'a plus d'yeux que le blanc des censures, qu'on lui a imposées, et des oreilles encore, pour sourdement pleurer.


Les murs ont des antennes, pour se parler de loin. A force de peser chaque mot qui leur vient, ils se sont faits savants dans l'art de ne rien dire, patentement au monde. Mais observant sans cesse, patiemment en prière, ils espèrent le temps de la parole pure, qui découdra les lèvres, permettant au murmure de s'élever autant qu'il y a de fréquences, qui permettent au sens de résonner réel, à l'oreille et au coeur de l'homme au pied du mur, qui chantera à l'heure de la fin des censures...

(Quand tous les murs du monde renverront, de voix sûre, une parole libre
- Ivre comme un fruit mûr.)


lundi 13 juillet 2015

La chute - ou l'étude de cas



Le discours scientifique, portant sur les enjeux humains, a quelquefois des allures un peu hautaines...

Là où il y a discours, dans le cercle très fermé de la loge des élites du logos, on semble parfois graviter à mille lieux de son sujet de prédilection même. 
L'Homme prend alors des allures de météorite, vue d'un lointain télescope, et les statistiques sans pitié affirment leur implacable autorité, au détriment de l'Être Humain lui-même, relégué au statut d'objet d'étude, quand bien même aucun résultat de cette dite étude ne lui viendra en aide - de son vivant du moins...


C'est ainsi qu'une prophète statifiante du logos omniscient, et dame de raison, missionnée par la science, me déclare, au détour d'une tablée, où quelques verres plus tard, l'enjeu semble de maintenir dans la conversation des traces respectables de connexion logique : "marre de ces cassoss qui viennent sans arrêt me raconter leur vie ! "

Quelques minutes auparavant, un sympathique personnage, très fortement éméché, s'était installé là, laissant parler son coeur, sans raison il est vrai dans le fil de ses mots...

Je ne sais pourquoi, la réflexion, trop à propos, en face de quelqun qui pouvait tout à fait la comprendre, mais n'avait en aucune façon le pouvoir logifiant d'y répliquer un mot, cette réflexion, partie d'un esprit intelligent et capable de bienveillance, m'a quelque peu glacé.

(C'est que nous sommes tous, peut-être, suceptibles, à un moment ou à un autre, de se poser en auteur d'une pareille réflexion, ou à l'inverse, d'en devenir la cible...)

Il ne s'agit pas au fond de trouver des solutions pour chacun, mais simplement d'être là, conscient que l'articulation du discours n'est pas une évidence, et que chacun exprime ce qu'il peut, avec les mots qu'il a, et qu'un individu, avant d'être inclus dans une notion de flux, doit être, avant tout, bien reçu, dans une acceptation des failles de chacun.

Le discours et son détenteur semblent oublier parfois de rester bienveillants, envers les "cas sociaux", qu'à peu de choses près, nous avons tous été, et sommes par nature, chacun se déclinant, au fil de son histoire, à l'un ou l'autre cas...

- la chute étant commune, autant à la fonction qu'à la nature humaine.


samedi 11 juillet 2015

Poiesis & poema



La poésie ?

Elle s'invente chaque jour dans le coeur de chacun. Ce n'est pas une denrée rare, et non plus l'apanage de quelques vieux esprits. C'est le langage originel des coeurs libérés de l'anecdote et du simple fait qu'on peine à relater.

La poésie couvre infiniment loin le champs dit des possibles. Elle crée chaque seconde des univers où paissent des chèvres de Canaan au lait mêlé de miel.
Sur elle, le temps n'a pas d'emprise : il glisse comme l'eau sur la pierre érodée, mais non jamais meurtrie des paroles redites, par mille et une voix qui chantent même idée : comme on chante l'étoile sur laquelle aucun pied ne s'est jamais posé, mais que des yeux toujours ne cessent d'admirer, accessible seulement à l'âme dénudée, que nous savons vibrer, au matin bien avant l'heure de se lever : bien avant le moment d'accepter que le temps nous dise d'avancer, vers l'utile et l'action qui fait toute journée, qui fait de nous des Hommes, nostalgiques des nuits de l'Ange qui nous hante, qui nous pousse à chanter, la présence latente d'un lointain baiser.

Le poème est en nous un lien vers le Sacré, qu'une émotion soudaine, comme un vent s'est levé, nous laisse contempler, de nos yeux insoumis au temps de l'homme athée.


Alors, lorsque le Monde entier aurait brisé enfin l'opacité d'un verre qui n'est que trop teinté, verrait-on naître au loin, dans toutes les contrées, la conscience de l'Ange,
qui est en Nous,
ancrée...?


jeudi 9 juillet 2015

Infinitif - ou les vingt commandements du Fou



Rire pour des monts esseulés
Santé au milieu des tempêtes
Cueillir et ne jamais fermer
Briser l'opacité du verre
Dormir d'une cuite sereine
D'un coup de sang se réveiller
Donner aux vivants d'exister
La simple et seule certitude
Apprendre à ne jamais parler
Plus haut que sa propre altitude
Et puis savoir au loin errer
Laisser le Nord quérir le Sud
Puis laisser s'affranchir
Les oiseaux de leur sort
Donner au puits
Les visions du dehors
Et tomber pour mieux voir
Ce qui était enfoui
Quitter l'imperméable
Comme on fuit son pays
Admettre l'eau des fables
Répondre vraiment Oui
De sa voix véritable
Invoquer une vie
Et embrasser tous deux
Sagesse avec Folie

Et dire Non enfin
Au règne de l'ennui
Comme on allume un feu

Pour éclairer la Nuit


dimanche 28 juin 2015

Si soudain le vent...



Et si le vent soudain s'approprie nos cendres
Nous aurons des coeurs légers posthûmes
Traverserons le temps de méandre en méandre
Comme les fiers nomades des dunes *

Nous connaitrons l'Amour que connaissent les anges
Dans une lente étreinte sans fin
Et nous survolerons des étoiles étranges
Commes des océans les dauphins

Nous lirons dans les coeurs comme dans un bouquin
Des histoires d'amour et de peines
Les sentiments les rêves et les souvenirs qu'un
Homme peut écrire entre les lignes des veines *

Nous ne connaitrons plus ni la peur ni la haine
Mais les joies infinies de l'Esprit
Nous verrons dans l'atome et jusque dans l'Eden
La substancielle sève de vie *

Et nous flotterons libre à la cime des nues
Comme la lune enfantant la nuit *
Et donnerons aux gens l'idée d'un point qui fuit
Eux croiront avoir vu un ovni *

Mais à l'heure que le sang coule dans nos veines
Que les cendres sont loin devant nous
Dans le feu qui réchauffe nos corps et nos peines
Et dans l'urne funèbre des rois et des fous *

A l'heure que l'Amour et la tendresse enfin
Les émotions soudaines et rebelles
Nous rapprochent à grand peine des plaisirs divins
N'ayons crainte d'embrasser la belle *

Qui balance ses formes et son coeur et ses seins
Dans les rues toute chargée d'amour
Et de vie et de mort et d'assassins de saints
D'hommes chargés d'un passé si lourd

Qu'ils grossissent aveuglés le désir de la fin
Sans savoir ce qui viendra demain
Si les pennes des anges sont d'air et d'or fin
Ou bien de cendres sans lendemain

Ou bien de cendres sans lendemain

Donne-moi la main frère de vie
Donne-moi le LA
Ami humain

*







*** variantes ***

Comme des petits princes des dunes *
Homme peut écrire entre ses veines *
La substancielle moëlle de vie / la matière pure de la vie / la substance pure de la vie *
Comme la lune effleurant la nuit *
Eux croiront voir passer un ovni *
Et dans l'urne funèbre des fous *
N'ayons crainte d'approcher la belle / Ne craignons point... *
Soyons heureux d'être en vie humains *


mercredi 10 juin 2015

La dernière bière - Ou la complainte du fakir



Pénultième ombre est ma raison
Et de sombrer je n'en ai cure
S"il faut pleurer chaque saison
Nouvelle penne sois en sûre

Je verserai un océan
amer comme cette biture
Que je me prends chemin faisant
En bâtissant ma sépulture

Et s'il faut oublier céans
Les joies après les amertumes
Tu liras en prenant ton temps
Ces mots que j'ai écrit posthume

Et bien que dans l'Enfer je fume
Des taffes comme des volcans
Je suis plus sobre que l'écume
Que la mer crache en ouragan

Alors je te dirai ces mots
Comme un lourdaud qui met des gants
Comme un galant de Bourg-Malmo
Je te dirai tout cela quand

J'aurai dessoûlé de ma bière
Le dernier crachat du chameau
Ou du lama. Vois ma prière
Ressemble à un putain de zoo

Et je n'en suis oh pas peu fier
Les animaux je les admire
Et de ma toute dernière bière
C'est en vagissant que j'attire

Ton attention et puis ton cul
Sur ce testament de martyre
Deux ou trois clous con de fakir
" La vie n'est pas une sinécure "




dimanche 16 novembre 2014

A lenda do Boto



O rosto bem encobrido

Boto rosa da paixão
Onde você vai tão sozinho
Toda a noite procurando
O amor, ébrio de vinho

Como por fim ele achou
O coração duma moça
Retorna na beira feliz

Dessa pesca tão bonita
E a convida a mergulhar

Rindo no fundo do rio
Onde ele a engravida
Sem notar o seu disfarce
A moça se apaixona

Por o rapaz todo de branco
Aquele na manha seguinte
Se tornou em boto de novo
Sem olhar na beira chorando
O amor da moça chorona
Um marinheiro me disse

A lenda do belo boto
Quem saiu do igarapé
Uma noite de lua cheia
Ilusão do ilusionista


samedi 1 novembre 2014

Toussaint (La trêve)




A la Toussaint, les morts vous mettent en bière, juste pour rire, pour invertir les rôles, pour échanger les doutes, pour arrêter les heures.

Les amours mortes aussi s'invitent à la fête, et les saints vous racontent leurs martyres naguère.

Quel carnaval au fond, au fond de nos décombres, quand on voit un vaillant squelette aller pieds nus, à la rencontre émue d'un fantôme sans tête, revenant guilleret pour éponger ses dettes.

Il pleut des fleurs au creux des yeux des vivants, trêve, sur le monde chacun peut reposer sa tête, sa caboche pesante sur les épaules nues d'un songe qui pour l'heure vous entraine après lui, au bar des bons amis, pour trinquer à la vie, à la mémoire des jours, jusqu'à la lie si noire, jusqu'au bout de la nuit...



lundi 27 octobre 2014

Paradoxes (en vrac)




Ce que je dis
mais ne Pense pas

Ce que je pense
mais ne Dis pas

Ce que je suis
mais ne Suis pas


Toutes ces choses qui font de nous

Des êtres

Incapables

de Tout



Critique de la Raison dure




C'est la Raison qui a façonné notre Monde

Et c'est elle encore qui y mettra un terme


Tant l'homme de raison se noie dans un verre d'eau

Ne trouvant pas d'issue plus loin que sa logique
Lui permet d'avancer


L'Homme né de l'Amour crèvera de son manque

Car il n'est plus de place

Pour les Coeurs

Sur la Terre



samedi 4 octobre 2014

L'eau vive




Deux frontières de moi balancent tour à tour
Ma vie de tout forçat et ma vie tout d'amour
Me forçant à tourner la tête pour toujours
Du vent vide des nuits à la charge des jours

Aucune douane ne raisonne ce parcours
Nos frontières mentales sans bornes alentour
Ouvertes à qui voudra les emprunter un jour
Là où voie de traverse un fleuve si long court

Vois sa source est l'humus où nulle loi n'a cours
Sinon le va-et-vient de la course du jour

Et quelquefois fois humain ce fleuve dans son lit
Verse sur nos chemins l'eau vive de l'oubli



dimanche 20 juillet 2014

Nemo



Change de peau souvent
Renonce à ton visage unique
Sois de cœur et de pique
Sois l'après et l'avant

Sois d'ascèse en désir
La lune creuse et pleine
Le bonheur et la peine
Le pardon après l'ire

Sois l'étoile qui meurt
Et de sa mort vient la lumière
Sois l'enfant qui prend peur
Et de ses pleurs naît une mère

Aime la vie à en pleurer
Et donne-la sans y penser
Sache la fleur sache le fruit
Sacre le silence et le bruit

Réveille-toi au point du jour
Et ne t'endors qu'au bout des nuits
Là où l'étale des fées luit
Et où le silence rend sourd

Épouse les formes du temps
L'horizon ligne sans défaut
Qui ne vacille qu'en mourant
Et la courbe d'un corps

Cambré le temps d'un saut
Et le temps d'un effort
Tendu vers le point mort
Qu'ils ont nommé repos

Change de nom Change de voix
Rappelle-toi souvent Nemo
Amant mari faussaire et roi
Tu changeras plus d'une fois

La vie n'est qu'un long jeu de mots


dimanche 13 juillet 2014

36 fois



Reculant à tâtons entre le vide et soi
Il observait le ciel se fondre dans les flots
Une, puis deux, puis trois,
Les gouttes nues sur l'eau réveillaient ses yeux las

Alors de s'écrier " Hé ! Sacrebleu ! Il bat ! "

36 fois dans la vie, le cœur tremble de joie


36



Alors, de s'écrier " Eh ! Sacrebleu il bat ! "
 36 fois dans la vie, le cœur tremble de joie.


samedi 25 janvier 2014

Saudade




Portes et feuillets fleuris
Des mémoires graves
Les Êtres que j'aime et
Grandissent et savent
Les lignes que le temps
Sur nos tempes grave
Et aggravant d'autant
Les distances cavent
Dans le cœur des aimants
Sauts d'âge et Saudade



samedi 9 novembre 2013

Ainda




Poison dans les veines du sang
Amour dans les peines du temps
Saison que transporte le vent
Miracle myriade d'enfants
Printemps dans la voix qui s'éprend
Ainda en dépit du serpent
Départ au verso des restants
Retard du refrain qui reprend
Si tard et guitare en suspens
Encore une part au néant
Encore une lune en croissant
Encore tout au bout quelques pans
de route aux pieds nus du passant
Encore Ainda le moment 

de vivre à jamais chaque instant



samedi 5 octobre 2013

Air nouvel air de rien merci




Attendons encore quelques heures
La matoutou s'était posée
Et dans nos verres où nulle peur
Ne peut tomber
Viens t'en bonheur



jeudi 12 septembre 2013

Haibane (Renaissance)




Quand la forêt se lève, et chante, et que la voix d'un oiseau né vous appelle à l'écouter longtemps, alors il ne peut rien vous arriver de mal, alors vous savez que la vie ce matin ne fait que commencer...



dimanche 23 juin 2013

Mutação




Dans l'année du Serpent les pays font peau neuve

Gare au grage à carreau qui dormait tantôt coi

Quand le Jiboia sort à bout de maux de rage

Le sang même froid bout et brisera la cage



jeudi 6 juin 2013

Portrait chinois




Si j'étais une voix
Je serais passagère
A peine un Ré un La
Sur la corde éphémère

Si j'étais une plume
Je tremperais ma pointe
Dans l'or des déraisons
Je serais plume d'air

Si j'étais un bateau
Je serais un rondin
Naufragé d'un radeau
Sur une île déserte

Si j'étais une femme
Je serais une femme
(Je n'suis pas une femme)
Je serais centrifuge

Si j'étais un silène
Je serais audacieux
J'oserais bien l'obscène
Je serais facétieux

Si j'étais une croix
Je serais croix de biais
X fois grande ouverte
Je me multiplierais

Mais si j'étais un chat
Aux pattes douces et tièdes
Si tu étais sirène
Si tout était si simple
Je serais tout à Toi
Et tu serais ma Reine
Et je serais ton roi

S' Il était une fois...



mardi 4 juin 2013

Vous




Vous qui trinquez en silence
A la tête des nuits sans lunes
Allumeurs d'Espérance
De folie et de runes
Vous qui pendant des lunes
Ne savez dire un mot
Qui vaille qu'on l'exhume
Vous qui pour une flamme
Une étincelle d'or
Donnez parfois votre âme
Donnez tout votre corps
Vous qui savez le bruit
Que fait le pur silence
Vous qui craignez la nuit
Que fait la page blanche
Vous qui mourez enfin
Chaque fois que l'Amour
Semble à jamais éteint
Vous qui ne savez voir
En brume du dédain
Vous qui sentez pourtant
Que brille un lendemain
De joies et de festins
Vous amis frères humains
Et sœurs de serre-main
Je vous salue J'espère
Et vous aime de loin




mardi 7 mai 2013

La fête avant la lutte




Nous avançons vers des promesses de bonheur si lointain, et ce faisant, en pressentant demain, nous gageons le présent : nous devenons adultes, pour offrir à l'Enfance à naître des chemins, un peu de terre et d'eau, la fête, avant la lutte...



samedi 4 mai 2013

...




Nos rêves s'amoncellent
En ruines à venir
Nous sommes bien les hommes
Race de l'avenir
Garants de ce passé
Que nous savons trop fuir
Ou bien tant ressasser
Qu'il ne veut plus rien dire

Alors nous avançons
De biais comme des crabes
Ne sachant s'il nous faut
Partir ou revenir

Nos yeux savent déjà
Ce que nos pas ignorent
Eux qui même la nuit
S'agiteraient encore
Courant de haut en bas
Tombant du sud au nord
Pour reprendre au matin
La bride et puis le
mors
Qui fait marcher au pas
L'homme parqué au port.




mercredi 1 mai 2013

Compromis



Garde toujours un pied
Dans l'univers connu
Et l'autre pied vaillant
Te servira de guide

Comme un bâton sourcier
Dressé à l'aventure
Devine l'avenant
Et connaît l'avenu
Entre les bras solides
D'une mémoire d'homme
Ancrée dans le sol ferme
Des terres parcourues

C'est au prix seulement
De ce compromis
Que tes jambes iront loin
Et que d'autres que toi
Te suivront pas à pas

Un pied sur le chemin
solidement posé
Et l'autre tâtonnant
Agile à tout oser