vendredi 25 décembre 2009



Dérancoté ! pardon, désenchanté... Les fées sont là les fées sont accablantes et leurs ailes ressemblent aux cuisses des poulets... J'aimerais un jour fêter quelque chose qui puisse s'écrire en trois lettres et se crier en une syllabe. Si je la trouve, je ne la lâcherai plus, si c'est elle -- la chose sus-non-dite -- qui me trouve, il se peut qu'elle me submerge un temps...

Après, c'est comme l'orchidée, qu'elle crève ou se cache, elle renaîtra toujours, s'élevant comme un roc, de sa souche d'idée...



mercredi 23 décembre 2009




La violence "en principe" n'est jamais négative...

Elle précipite les eaux, en pluies et en torrents.

Capable de dissiper les tensions, les afflux de sang.

Vasodilatatrice : elle désobstrue nuages et caillots naissants.

L'artère du monde ne peut se passer des pulsions de violence, hélas inhérente à la Vie

-- L'intensité seule assure la mesure de ce principe urgent.

Potentiomètre humain : la tendresse de l'Autre...



jeudi 17 décembre 2009

En amont de votre aval, il y a votre nom qui résonne en mon âme, au point de non retour, logé dans l'intervalle entre la crise d'eau et la fin de l'étal... En amont de vos mains, il y avait un bras, bras de fleuve et d'oubli : un léthé (comme on dit) qui d'amont en aval ramènerait nos vies à leur prime lactance : un grâal ? oui, mais en pluie blanche et dense : en partance des nuits...

jeudi 10 décembre 2009




Blanc
Rouge Bleu Orange Vert Jaune Noir

La guirlande des jours du crapaud migrateur

Se pare des couleurs du spectre transitoire




mardi 27 octobre 2009

O segredo de toda espiração




Eu não precisou duma sò espiração
Pois tudo neste mundo é espiração


Hoje minha musa é luz da primavera
Andando pelo caminho

Da verdadeira vida



dimanche 4 octobre 2009

Abraço




Embrasser le courant,
c'est embrasser le destin d'un fleuve,
lui qui porte jusque dans son lit,
au hasard des rencontres, 
les objets esseulés, détachés ou sans vie,
amoindris de leurs cycles,
devenant fruits d'un sort qui les lie désormais
au rythme répété des caprices de l'eau,

sous hypnose des lunes...



Chevaucher




Au milieu du fleuve à la dérive
Dans les grandes marées vases
Des longues pleines lunes
Trouver un arbre immense
Remontant le courant

Et s'y blottir assis
Comme sur un cheval

Arpentant la montagne

Au risque de s'y perdre



lundi 14 septembre 2009

Histoire de perdre un peu le nord ou de s'y lover...






♫        Sur l'air que vous voudrez...     ♫





La table est au nord
L'étable est à l'ouest
Le sable est au sud
L'érable est à l'est





Où est Théodore ?
Il dort la tête au nord...
Allez le réveiller...
et lui dîtes surtout qu'il emporte des pleurs
à l'est...
on l'y couchera sous le grand érable...
Dîtes-lui qu'il dort, le dos sur le sable
Un peu appuyé au mur de l'étable...
Il a dans la bouche quelques grains de riz...
C'est étrange aussi ce vent qui l'y berce...
Un bon vent de l'est qui vous rajeunit...
Il a dans les mains un morceau de pain
Dirait-on pas qu'il mange...
Dîtes-lui surtout
Qu'il passe quérir le curé...
Et le marabout...
Et le pauvre aussi
Qui fera pitance...
Du riz et du pain
Et surtout qu'il pense
A pleurer demain...
A présent qu'il danse...






Le mort est à table, la table est au nord
La tête tournée ainsi que l'ombrelle
Vers l'est au matin quand le jour renaît

Ferons bonne chère pour l'y honorer
Puis le coucherons sous un peu de sable
Au pied de l'érable et l'y laisserons

déjeuner en paix...




dimanche 13 septembre 2009

jeudi 4 juin 2009

O R P H F E O

Ô toi qui sais des langues à mélanger dans l'air
Rondes comme un O, et fières comme un R
Paternelles, attendries, pacifiques sans guerres
Humaines, hymne sans haine, humbles langues de terre
Féminines, fécondes, forêts aux faîtes-verre
Éternelles, épuisées, comme un pape éphémère
Océans aux cent sons, ou silence des mers
Dialogue des passions, monologue des pierres
Yin assourdi du cours de la langue rivière
S'écoulant dans les sauts sinueux nœuds de nerfs
Serpent qui se réveille à la langue de fer
Et siffle dans le froid des syllabes d'hiver
Et souffle dans le Feu la Vie Yang et le Vers...

lundi 1 juin 2009

New begining again ! (long will's punch up to the sky to reach the lunatic planet of dreams and fantasy...)

Lux not luxe my dear lady... cause I speak from the end of night and I need lux from a latin verb, not luxe from our lack of trip...

It is so far from Jesus now... he cut down line and we fall in dawn... and wine has nothing yet sacred...

Could you hear me ? I speak from so far : I sing from the moon and the moon is moaning, suffering the pain of an ending night...

BUT, I chose a new satellit for you my earth (I want to say my heart but I can't) : this satellit is called dragonfly ant it can fly because it owns wings of will (as all of us do but haven't realized yet...)

A dragonfly is something sacred cause it owns wings of will. We all own wings of will but didn't realized...

I have to leave you traveller, cause my trip is looking for hope (and then it sounds like trip-hop), and hope never grows in a dirty screen...

Hope is growing from the conscience of universal freedom in the eyes of those people who sailed to the moon on the dragonflie's back and awoke on a rainbow with remembrance of the hardness of wearing a white dress on the large trapped hall of the blue blue life...

See you space sailer, Hope and Will to reach Love everymind...

jeudi 5 mars 2009

Petit été de mars... et grand' peine de joie


Mon dieu qu'il me semble l'avoir attendu longtemps...

tu verras tu verras !

l'oubli se désincarne

et

j'ai comme un regain de carne dans le sang

petit chat ! petit chat !

dessous le four du temps

le four non opérant

(o gato no forno)

OH

c'était il y a tout juste

un an

j'avais pris le parti du reflet dans la vitre

du temps

je n'explore jamais qu'une partie de moi...

Tu Verras ! Tu Verras !

Le sais-tu mon amour que je n'aime que moi ?

C'est à dire que j'aime avant tout m'enivrer de l'alcool doux des rois

non je n'aime que toi

tant que dure l'été

Tu Verras ! Tu Verras !

et le chat s'est botté

comme moi

ne sait que profiter...

Apprends la lumière blanche des lunes voluptées

que je t'ai apportées

toi la verte rêvée

toi l'amour incarné

je ne sais pas aimer

car j'aime trop aimer

chaque fois de nouveau la même volupté

mais non le même rêt

qui me parle de rat ???

Je ne cherche qu'un chat

dessus la lune mère

ma mère lune l'autre

celle qui m'a bercé

quand tout enfant déjà

je montais jusqu'aux nues

sans rien prendre que toi

qui existe sans cesse

renouvelée par moi

par ma soif insensée

insatiable incessante

de voir s'ouvrir tes sens

paupières de ton cœur

qui ne s'ouvraient que si

je les apprivoisais...


Oh mon dieu il fait jour, et je parle en plein jour !



Adieu donc ô mon coeur

car je m'en vais en quête

de la faim qui m'appelle

à manger tout l'espace

comme un buffle impétueux

porterait sur son dos

Europe, apprivoisée

et le monde avec Elle

que je peux soutenir

tout seul avec mes doigts

qui dansent comme danse

la Gitane du roi...

la Lune du grand cerf

enlovée dans les bras

du Lucane Cancer

Le cerf-volant des bois

le grand crabe des airs


jadis chu en la mer


Jeudi s'avère ô joie

Ce jour liesse des Rois

...








samedi 27 décembre 2008

Mistigri ou la cache des r^ves vagis


à ne rien vouloir dire sans plus tant pis...




Tout à coup il s'éveille et ses pensées éparsent son allure

D'où viens-tu voyageur alangui

luit dit un ami qui déjà l'amidone

je viens de ce sommeil pâlot qui ne veut plus de moi

j'ai rêvé qu'un présage m'était apparu

mais ce n'était qu'un corps en rut dans un paysage nu

et sur son dos gravé au feutre fin comme une ruelle sans issue

la trace des yeux de la nuit m'a fait choir dans les tiens...

Qui étais-tu que je n'ai pas su prendre ?

Ta propre sentence amoindrie par la voix qui s'est teinte

plus faible désormais qu'une flemme détente

agenouillée au sein d'une flamme fatale

qui m'arbore à moitié quand je la suis en plein

tu délires et je sens que tu sais où te mène

ce non sens absolu...

Au fin fond du sommeil la trouverai-je enfin ?

Tu n'auras que le bruit des douze coups tirés ce matin

dans ta chère incarnée j'ai fait monter en vain

le mot qui t'a bercé

C'est le verbe arlequin !

Non ce n'est qu'un sequin

c'est l'obole de lait

à mettre sous couffin

sous ton gras oreiller

pour qu'au matin ce rêve

(ne pense plus à rien)

soit fauché comme les blés

une tartine flottant au nez de la berlue

dorée comme l'envie de n'être plus qu'un faune

sur la feuille alanguie au creux de ton humus

beurrée comme un désir à croquer à l'abri

des regards visiteurs

inquisiteurs

je sombre

une bien douce nuit

mon coeur

minuit

es-tu

je suis

bien seul




ici


dimanche 14 décembre 2008

Aux Kalendes de janvier, Dimanche est illusoire...



Tria enigmata diei Domini

A.D XII Diem NATHALIS




I

Si tu te réjouis d'avoir trouvé un bon mot,

fais en don en rêve à quelqu'un de ton entourage,

et vois l'effet qu'il aura sur toi-même...

Tu verras qu'on ne se réjouit pas tant du mot en soi

que de la vaine trouvaille dont nous sommes si fiers...




II


Même aux jours où la vérité nous semble plus lointaine que l'improbable faisceau de lumière d'un phare inespéré, perdu dans la tourmente

Tourne les yeux au dedans de toi-même, puis d'un geste centrifuge, englobe tout l'espace en embrassant les êtres

Leurs lumières sont là, lucioles dans leur nuit, comme autant de faisceaux brillant à l'improviste,

ravivant maints bateaux que l'on pensait

PERDUS





Un brin de vérité a germé sur le cœur d'un ogre épouvantable qu'un hymen a changé...






III


Ce paysage que tu vois chaque matin te semble tout à coup irréel et bien fade, dénué d'émotion, comme un tableau sans vie

égaré dans l'affiche



Prend garde !

Il en va de même des choses et des êtres : un tel contemple aujourd'hui ce pays sans émoi qui verra demain sa patrie sans un

PLEUR


Il n'est pas de remède qui ne soit une peine à cette maladie

C'est l'absence qui crée comme une

PENURIE


?


Penia était la fille d'Eros et de Misère...

Toujours elle chercha autrui qui lui manquait, connaissant que Désir est source tarissable que ne peut endiguer

qu'

ABSENCE

Souveraine

.

Mais le lointa!n reflet des êtres vér!tables


8 fois s'étant posé comme une parenthèse

(ETENDUE SUR L'ETANG LACUNAIRE DU COEUR)


Elle connut la joie au comble des langueurs



(♀)

╔╩╩╩╬╩╩╣






dimanche 9 novembre 2008

Dérision d'optique : Acoustique au panier : Seducis in carne...



Hybride, vous savez comme moi l'absence des lunes dans les soirs

synthétiques


Une zique de tune sans rondeur un vrai tube

à fric

Affrétez mon antique loque

Cleptomanie-carpette Ah tiens ! je vole

Les poils de mon tapis

Hic Haec Hoc

Hunc hanc hoc

Ita

mais après ?

Huic Huic Huic

Hoc Hac Hoc

Bravo ! c'est éructé !

rondement...

Voulez-vous m'accorder

ce hoquet Je vous aime

Depuis que vous me fîtes

Un toit de vos deux mains

frêle toit plein de fuites

puisque vos doigts de fée

dansent comme des truites

Leurs caudales excitent

sous leur étique osier

les pêcheurs pathétiques

Tandis que vous osiez

m'inviter à pêcher


et nous seuls reflétons

dans l'écho de la crique

lorsque Hécate est absente

une lente panique...

- C'est terrible, tragique !

- C'en est presque comique...

Mais quoi doncques ? J'exige !

Un peu plus de clarté...


(Cette joie synthétique)




dimanche 19 octobre 2008

En confidence échue (à dire au fond d'un verre...)



Elles sonnent sonnent sonnent
les cloches matinales des messes de la nuit
dites jusqu'au matin
promesses d'un oubli lointain comme le son
qui coule d'un Léthé
en confiant ceci
qui l'altère à longs traits...


Il n'est de confidence amère que l'envie
semence insatisfaite
non-lieu savoir-défaite
impasse inassouvie
puisque tendue vers un
concevoir alevin
l'inhibant sans issue

Mais qui sait ce pouvoir
qu'il incombe de naître
en confidence échue ?

comme aux branche de l'être
son mystère feuillu...

C'est puissance de vie qui pousse à confiner
dans un mètre de terre
une pousse arborant une veine de verre
fragile comme un cygne
subtile au fond du rêve
elle se brise nue
l'unicorne qu'on serre

en confidence échue...

Elle qui semblait blanche
de n'avoir jamais pu

atteindre au fond du rêve
la source jamais bue
qui l'aurait faite pleine...

A force de rébus
la licorne paraît
un être tout de verre

mais elle se brise nue
et des éclats de vers
ensemençant les nues

Il naît un cheval fou
aux ailes encore froissées
son cri s'élève en nous
flottante volonté

comme un secret de verre
planant inaperçu

toujours vient s'éventer
en confidence échue...


vendredi 3 octobre 2008

Jeu dis des jeux dits de vénus et d'oubli...



L'ai-je dit ?


L’odyssée n’est qu’un jeu...


Une porte qui craque au sommet de la fête

C’est le diable qui croit dans les yeux des ascètes

Lorsque le portier boit de ses nombreuses têtes

L’onde grise d’un fleuve altéré qui allaite

L’embouchure enfantine des criques arrêtes

Qui sont filles d’un Léthé qui dès l’aube s’entête

A nous faire oublier (nous buvons nos défaites)

Que la vie est un charme et l’amour une fête…



mercredi 17 septembre 2008

A penne d’illusion, n’est-on pas dans le vrai ?


Que fait l'oiseau s'il ne s'envole ?


Il pense à l'heure de monter

Qu'il a une aile sur le sol

Et déjà l'autre dans l'éther


Ses plumes sont-elles réelles ?


Ou bien aussi vaines qu'au fils

De Dédale ses plumes d'oie

Mêlées de cire bientôt de sang


Comme au cygne qu'on croyait roi


Son plumage blanc maculé

Par trente-six dagues effilées

A la porte un cheval de



Troie



Vient s'immiscer…


Non ce n'est guère qu'une vieille

Qui demande sur son chemin

Un peu de miel sur du pain

Bénissant l'âme de son hôte…


(Sous la lune brille une main)


Pareille à celle d'une fée

Qui demande sur son chemin

Un peu de baume sur les plaies

De ce corps nu prêt à tomber

De ce corps las vite endossé


Toutes les vieilles furent fées


Chante la lune qui fut pleine

Sereine avant de s'effacer

Lorsqu'elle sent que va monter


L'âme d'un pauvre hère étonné

De se sentir en son linceul

Aussi léger que l'écureuil

Lorsqu'il plane pour s'envoler


Et qu'il pense le cœur en liesse

Qu'il a des ailes lui aussi

Une penne sur l'arbre liège


A peine l'autre s'obscurcit…



lundi 8 septembre 2008

8 minutes en attendant l'infini...




C'est inscrit dans le chant des oiseaux qui s'éveillent
le soleil montera avec lui le jour neuf
il faut que l'on s'habille
c'est inscrit dans les textes
tu ne vivras point nu car ta pudeur t'oblige
elle qui n'a jamais obligé que raison
c'est raison qu'elle soit au matin divergente
lorsque point de raison n'entre encore en nos coeurs
lorsque nous savons mal jouer le jeu des couleurs
quand de noir et de blanc notre nuit fut formée
pour reposer nos coeurs des nuances années