samedi 14 janvier 2012

♦♦♦ carreau ♦♦♦



Gare au grage à carreaux
Qui dort dans le seau coi
Car le sot qui croirait
Qu'il se tient à carreau
Ne sait pas qu'un saurien
Se dresse tout d'un saut

Gage de foi c'est un
Cousin du très courtois
Crotale et savez quoi
C'est que ce fier cobra
Bien qu'il soit jeune encore
A du venin assez
Pour dresser bien des croix

Par temps d'épiphanie
Tomber maints sceaux de roi
Du sommet vain béni
De juste tyrannie

Et pourquoi pas pardi
En mettre un dans le lit
Des sots rois tire-au-flanc
Qui dis-gèrent en dormant
Notre ancien franc pays

Mais gare à la langue de bwa longue et crochue

Plus encore qu'aux dents démesurées du roi

Car si l'un mord un sot ou deux l'autre en six mots

Fait mille morts à chaque claquement de loi

Cause en causant l'assaut de la mauvaise foi

Commencement des maux

Il était une fois...





jeudi 12 janvier 2012

Memento diu de fluminum iris



Dans l'hécatombe des jours sache


Vider tes poches de misère

De ces cailloux semés de sang

Afflux pétris de rouge pierre

Regrets des os et des ô rage

Épanchement vacarme aux dents

De tous les cris de tes colères


Dans les quatre ombres d'une hache

Ou dans l'encoche d'une flèche

Rassembler la lumière éparse

Des larmes du courage mèches

L'arme des yeux frappés d'orage

Et que jamais plus ils ne sèchent


Dans l'encre échu

Figez la page



•••


vendredi 6 janvier 2012

Don't regret those wonderful things !



The Old Tree
to the Bumblebee
in the just born Bud



Don't regret the Candle's light
when the Fire flees

The bony Home
when the body's gone

The down of Love
when the Dove falls down




mardi 1 novembre 2011

Le moule et l'idée




L'idée, homogène et pâteuse, s'adapte à tous les moules.

Un quatre-quart peut bien être moulé dans le creux d'un volcan, il ne sera jamais qu'un quatre-quart géant...

Et le pétrin d'idées, qui levait ce matin, au levain du Levant, montera cette nuit, panifié par le temps, dans le pain du Ponant.



vendredi 21 octobre 2011

OFACQoA




On Fait Avec Ce Qu'on A.

Adaptation aux ressources particulières d'un environnement donné, dans une perspective commune d'échange, indépendamment de l'origine ancienne des ressources surajoutées au lieu.

-   Des cases en verre de heineken, à proximité des chinois de Guyane ?

-   Comme si les bouteilles de heineken poussaient nativement dans la forêt !? 

-   Mais elles y poussent ! La preuve, elles sont vertes !

Considérer qu'à un certain stade, l'apport artificiel ait autant de légitimité que l'apport naturel, et les confondre en un tout cohérent.

Non, ça n'est pas de la récup, c'est de l'Art-Ecop !

Considérer que la vie serait comme un grand bateau, qui prendrait l'eau de tout côté : il faut écoper vite et ne pas trop panser avant d'avoir échoué le machin sur les côtes...

(Ne pas trop penser en outre, car seul Pan sait comment tient cette poutre)



samedi 15 octobre 2011

Sens dessus dessous et autres révoltés polysèmes



Le réel à coups de baguette magique ? manger la poussière de fées, pendus sans lits par la racine au verbe sens dessus dessous : nos proverbes incantés sont à revoir, à la lumière des lampes d'économes athées au rabais des andouilles à baïonnettes armées jusqu'aux dents, là signez, dedans le cadre ouvert, à l'aide de ton sang - l'encre n'est pas offert - un bail, des baux - baudet ! - croyais-tu l'abbé bon qui tient les gonds rouillés de la porte du rêve et, panse prête à rompre, ne pense qu'à panser les trous d'une toiture opaque comme un cul de sac de caverne ? Hélas, nous avons simplifié le réel, de sorte qu'un décret lui tienne lieu de conte, et marraine la fée, tenant à bout de bras, son grand livre de comptes, ajustant ses binocles à son front simplifié en forme de ballon - soufflez, roulez, soufflez - marmonnait, sermonnant Cendrillon redressée sur ses talons trop hauts : " Ma pauvre enfant, voyez le trou de la sécu qui ne rembourse plus le carrosse des fées ! l'année passée, c'était un potiron pourri, j'ai bien peur qu'à ce bal vous vous rendiez ce soir en radis pour mendier, on vous l'a dit, voyez, les rêves de nos jours mangent la terre brute plus que la bette rave, et nous autres rêveurs avons été radiés de la terre irradiée par un excès de watts, par un excès d'anglais... " 

Les contes non jamais ne seront monoglottes, tant qu'il y aura des lunes et de longues veillées, où se mêlent diph-tongues et langues polysèmes, à l'usage sacré des mots et des amants, qui sont les maître-mots des peuples festoyant dans la mémoire ancienne des mondes oubliés dans nos têtes d'enfants...

- ti moun ka gain l'oeil grand et le coeur éveillé ! ☺☻





mardi 13 septembre 2011

Cache-ciel...



Au-delà d'eux

Trois arbres jouent

A cache-ciel

A vide-verre

Arbres sereins

Qui sommes-nous ?

Besaces pleines

De soucis vains

- De pauvres fous...





mercredi 24 août 2011

The old Tree talks...



A les voir ainsi s'avancer

Sans racine

L'arbre compatissait

Avant qu'on l'assassine

...

" Ils ont si peu de terre sous la plante des pieds

Qu'ils finiront un jour par s'élever de biais..."  




mardi 23 août 2011

D'une question déposée sur l'étang...



Et quand aurez longtemps réfléchi la question

Tâchez de l'oublier

Au moins pendant mille ans

Le temps d'un vagabond va-et-viens de vos pas

Sur l'étendue de l'eau

sa forme s'altère

Ne pouvant jamais plus s'y plonger to
ute entière...





jeudi 21 juillet 2011

Wei Tsi


Feu au-dessus de l'eau

Salut

l'Étoile oblongue

pour les yeux vagues des bateaux


- De long ahan le matelot...






jeudi 2 juin 2011

Procrastination céleste



Quelques minutes à peine

Depuis le balancier et l'étale des lunes

Sélène procrastine encore à se lever

L'épuisement du sable dans le sablier

Inépuisablement renverse les marées

Tandis que l'invisible corne

Aiguisé don d'Hécate

De son tranchant de tune

Affranchit à la hâte

Ce petit bout de ciel

Tronqué comme l'agate

Enlové

Prêt à naître

Dans le ventre des dunes


lundi 23 mai 2011

Décalages nocturnes



Apprends la communication intermittente
L'occasion de la lumière
offerte

Dans l'interstice de lucidité imprévue 
Entre ta nuit 
et l'autre nuit

Un miaulement de lune
Pour toute confidence
Intimement 
échue

Avant que sa lumière
ne
tombe
en
clairvoyance

Habillant de sentences 

Notre nuit 
toujours 
nue



dimanche 22 mai 2011



Tu ne disparais plus

Tu te transformes à loisir

En épousant les formes que tes sens altèrent

En accueillant les rites des fées de la Terre

L'Enfant qui d'un fou rire affuté

fend l'Éther


samedi 21 mai 2011

Voies confuses...



Veille à ne pas confondre 
Action et Passion

Avant de trancher net le nœud et la question
demande-toi souvent

" Est-ce bien moi qui use et qui franchis
ce cap ?

N'est-ce pas plutôt lui
 le cap 
 qui me franchit 
 - et m'obsédant -
 m'abuse ? "

Comme l'écueil hanté des sirènes, naguère
accueillait tout ensemble et l'ivresse et...

la bière

▲∆▲




vendredi 20 mai 2011

Imago in agone...


▒▓


L'enclise attend au loin

Aux portes de l'écluse

La rencontre des eaux

La synthèse des ondes

L'éclipse ou la fusion

Des ○pp◙sants polaires

Imagin' Action

L'alliance des deux frères 

■□


mercredi 18 mai 2011

(Cloud as a clue)



Cousu main par les vents

Habillerait les anges nus

Nuage

Élan de la berlue



mardi 17 mai 2011

Sur le tamis des nuits



Tamisez, tamisez

l'Étoile craint la lumière crue

Et l'Or des nuits

hors du tamis

ne monte

plus




dimanche 8 mai 2011

Motus animi - et corporis...



Tu n'as pas à te justifier à toi-même

tes propres émotions 


C'est comme si ton corps

s'excusait tout à coup 

d'émettre un mouvement 

ton coeur battant, un pouls 


L'émotion est ce qui nous rapproche un peu du firmament 

- ce qui gravite en nous... 



 

samedi 7 mai 2011

A linda Chuva...



J'ai connu en même temps le deuil

Et la félicité

De tomber sous vos cous

Et de vous susciter...



Le déluge t'aidant,

Qui suis-je 

- en vérité

?




samedi 30 avril 2011

Out of reason...



Lorsque les mots qui valent

Sont les mêmes à venir 

Dans la bouche de ceux qui les hèlent en aval,

Alors il se peut fort qu'un volubile Élan,

au fond de toi,

jubile

- comme la folle envie,

fertile de l'Enfant...



 


mardi 26 avril 2011

Nécessités contingentes ou le songe de Dante...



Où tu réalises soudain

combien Nécessité

est contingente...

- et où, tout aussitôt,

cette imposture fière

fatalement te hante...


De même tout destin

d'un coup de dé 

dément

sa noblesse

et s'éteint

sa directive sente...


("la voie de droite était perdue"

- à ce qu'en disait Dante...)

 




mardi 19 avril 2011

A choisir...



D'un côté l'Action, facteur d'événements : 
le héros conquérant d'ambition servile. 

De l'autre, l'Imagination, la divine dérive :
l'Abscons, l'Éros errant 

- et le Diable stérile...




jeudi 7 avril 2011



Imaginons

- voulez-vous -

la perte des repères

(un diable nous instruit

qu'il est bon d'oublier

parfois

ce qui nous peine

- d'oser se délier

du grage de la gêne)




lundi 14 mars 2011

D'un ciel social...



C'est quand tu te sais 

Vide

 Et froid

 Bien plus qu'une ombre

Qu'une aspérité

Brune
Ou
 Blonde

A demi
 Brume

 A demi
 Ronde

T'emplit
 Dans la pénombre

Saillissant d'un ciel

Soucieux

 Le croissant
Séléné

 T'aura laissé penser
 que tu n'étais pas

Seul

...

 Absurde société


( La seule qui

de loin

T'enseigne 

A satiété )

...


dimanche 16 janvier 2011



S'en aller par le Feu

Repu jusqu'à la cendre

De chaleur et d'oubli

...


mercredi 12 janvier 2011



 

Alors, de la face cachée de la lune, naquit la certitude d'un arbre de lumière, illuminant les cieux aux confins des ténèbres...

lundi 10 janvier 2011



Il n'y a pas de saison heureuse

pour les pleurs

Mais il faut bien qu'il y ait des pleurs

pour chaque saison

Alors, en leur délire,

pleurent de joie les anges

sur leur tapis de ciel

et Dieu qui les surveille

les empèche de rire...


mercredi 5 janvier 2011



Six months later...

♪  A bridge over trouble water  ♪

Remains of mine in the writer

A taste of tears : something bitter...





vendredi 5 novembre 2010

L'Aveu




Si tout n'est que vanité, l'aveu du vain me ravit...

(Propos vainement cités,
peut-être attribués à Personne, après qu'il eut terrassé Polysème, à petits coups de beaujolais nouveau...)



dimanche 10 octobre 2010

Sur l'air d'une complainte au clair de pinte-lune




En fenétré de fenêtre
L'horizon s'amoindrit
A mesure que le verre 
Se brise
Et que les voix s'effacent

Je n'appelle pas à l'aide
J'appelle à la fenêtre
Où jadis un pierrot me conviait à la fête

J'ai brisé tout ensemble

Le Pierrot

Et le vers

♫ Ouvre-moi la porte pour l'amour du feu ♫

♫ Ma jeunesse est morte et me voici vieux ♫



vendredi 18 juin 2010



Corsaire ou pirate ?

Non, tête de proue en hâte du radeau que tous avons boisé des rondeaux de fois et des milliers de voix -- mais vois donc ! c'est la mer au goulet de la rade que tu bois sans mot dire au goulot des années comme tapouille échouée doucement au dégrad...

D'un Maroni j'ai fait un océan, ballade ! Méduse nous convie à ses rêves d'Hellade...


mardi 18 mai 2010

Et peut-être une larme au terme du chemin...




Le rire est

Dans les larmes

Un sourire de lune

Au plus sombre des nuits

Hésitant retenu indécis en suspens

Une plume volage animée par le vent

La parenthèse ouverte à nos rêves d'enfants


   --  Ce libre espace offert  ♣  aux rites du Printemps  --


(  ♥  )

lundi 17 mai 2010

Oracle au rabais...



OUBLIE-TOI, TOI-MÊME...


(Précepte oublié dans une bouche d'égout -- à Delphes...)



samedi 15 mai 2010

A rebours d'un reflet...



Le reflet de la vie dans le coin droit de mon écran me pousse à finir cette phrase abruptement et presque sans y semer de sens...

Retournez-vous !

Le reflet de la vie dans le coin droit de vos écrans invite à voir la vie vraiment et presque sans y chercher de sens...

-- Mais... Eurydice ? 

-- Eurydice n'est jamais que le reflet inversé de la vie dans le coin droit des yeux de celui qui traine, à contre-sens, un mirage de vie...



vendredi 14 mai 2010

Epilogue achéen



Le réceptif insoumis, en sautant dans le feu, abandonnait la terre mère... 

« Je n'avais que mépris pour les antiquités dont jadis j'étais fier et qui, je le croyais, m'avaient rendu plus fort. 


Mais l'argile, se faisant, peu à peu devint noire, plus noire qu'un sang mort et je compris l'erreur qu'ont commise les villes, de se costumer d'or en passant sur le grill » 

-- tel un cri de Stentor, dans la chute d'Achille...




jeudi 13 mai 2010

Divergences orthopédestres



Un pied applaudissant l'annonce d'un départ
et l'autre résigné à se tourner les pouces... 

Un peu de cohésion, messieurs, moins de secousses ! 
Si chacun va son train, on fait le grand écart !
Si ça cloche entre vous, irai-je à cloche-pied, 
chercher la colle au bout ?

En fait j'allai de biais, 
démarche d'écrevisse, 
afin que mes deux pieds
jamais, jamais ne vissent 
où menait le sentier

des crevettes, aux abysses...


☺☻☺


Esquecimento



Mergulhar e mergulhar na solidão da água e esquecer, esquecer ate a cor do seu próprio coração ! -- Mergulhar a vergonha numa profunda noite e ainda nascer no esquecimento do grande Rio Rei...


lundi 3 mai 2010

Griselda Alinda Chuva



Dans les pattes mousse du chat 
Lunatique frisson 
Plus douce que la pluie 
Qui s'affole en mousson
Sur la pierre polie 
Par mille ans de passions



dimanche 2 mai 2010

Serpenpage



Je ne cherche plus dans le serpentaire

un serpent,
au ciel ou sous la terre, 
je n'arpente jamais
que l'envers des remparts,
 ces créneaux oscillant 
entre les mille morts
que l'on peut espérer
à chaque creux du fort.

J'eus été un bon écuyer,
un moyen-orageux,
à verser sous la pluie,
en parlant aux nuages,
mes angoisses d'ennui.

J'eus été un bon page
et dans un livre blanc,
poussiéreux et sans âge,
j'eus pâli lentement...

jeudi 22 avril 2010



Je suis un paysage immense et comblé de hauteurs, accroché à l'iris d'un aveugle boiteux. Je suis un ciel farouche inondé de lumière que des nuages noirs traversent en grondant. Je suis l'abîme lent où mes yeux vont tomber, de cette chute Icare se relève et il ment : il n'est pas mort, il s'est brûlé les yeux hélas et l'infirme d'Hélios, en boitant sa détresse, devient de Thrace Homère -- ta trace, héros, s'espace...



lundi 19 avril 2010



La part du diable en chacun de nous, ce doit être ce fragment d'imagination naïve qui survit au sinistre fracas des années de matière... -- j'ai dit "diable", mais libre à vous de substituer à cette figure trop évocatrice n'importe quel nom de plante colorée ou bien encore, un mot pris au hasard dans une langue inouïe. -- Il n'est de diable que dans l'idée, et l'idée ne se fait pas mieux entendre qu'un ermite muet...



mercredi 14 avril 2010



J'allais louer, à grands coups d'hyperboles et de vers bien rimés, la compagnie paisible de mon chat -- c'était inestimablement ridicule et sans doute fort pouetique -- quand elle a soudain fait un pas de côté et glissé sur ma jambe à laquelle elle s'est rattrapée de justesse, l'étreignant de toutes ses griffes pour ne pas subir l'humiliation de se retrouver le cul par terre. Ma jambe manqua ressembler à un jambon : fin de l'idylle félin...



samedi 27 mars 2010

Hôtes et souliers...





Les pirogues aux pieds des ponts et des pontons sur pilotis sont comme des chaussures aux pieds de nos maisons : discrètes, attentives, elle disent qui est là, cette nuit, en ce lieu. Quelquefois, une tongue de droite, égarée dans la coque, indique que votre hôte est sorti le pied nu : marque de courtoisie, le pied droit découvert laissera l'autre pair avertir le palier

-- Si l'indice est de vair, Cinderella y est...




mardi 23 mars 2010

Natal



Terre natale ? Non, je ne me souviens pas, l'humus avait changé, les arbres étaient tombés, l'eau seule semblait dire les morts dont la terre brûlée n'avait pas souvenir.
Pourtant dans ce reflet qu'elle me donnait à boire, je ne voyais qu'un ciel, tantôt blanc, tantôt noir -- et traversant l'écho moribond de la nymphe, douze longues syllabes, venant toutes de biais : 

" Natal est un gitan, ce dieu noir à tes pieds... "




mardi 16 mars 2010

La mamelle seringue et les trois orphelins


☺☻


Trois petits chatons roux me prennent pour leur mère

ô mamelle seringue, emplis-toi de bon lait !

A gaver le gosier d'orphelins, je me sens

devenir Pétronille et ses 120 enfants... 


☻☺☻☺☻☺☻☺☻


Du lait reconstitué au conte de Ponti

et jusqu'à Peter Pan 

poudre de lait, poudre à voler,

poussière, tu n'es que poussière !

-- de fée... 


☻☺☻☺☻☺☻




dimanche 14 mars 2010

Grisemine



La vie ? Souplesse et légèreté : un chat dont le squelette s'anime par magie ! Quand le chat crache son dernier miaulement d'envie, il advient alors la plus triste des métamorphoses : la souplesse se fige en rigueur improbable et cet élan de vie, que les peuples honorent, cet équilibre lent qu'un long félin érige, n'est plus. Portez enfin le chat jusqu'à son lit de mort : il pèse tout le poids de ce qui s'y est tû...


samedi 13 mars 2010

Sommeil ouateux...





Siestant l'attente avec les pieds, un chat dans l'œil, un chant dans l'ouïe, l'oreille ventouse l'oreiller au point que le coton s'entend pendant la nuit : sommeil ouateux, de pure cellulose je suis fait, de pure cause sans effet, oui s'en est fait ! une amibe s'invite et je suis à ses pieds : la perfection, c'est un ver d'eau, c'est un mollusque malléable, autant que l'est, pauvre de nous, la volonté qui va, s'en vient, te quitte et te reprend chagrin, comme la marée prend le sable et l'abandonne entre tes mains...




mercredi 10 mars 2010

Les papilles des anges



Désapprenez-moi ces leçons où sont le triste et le maussade : je ne veux plus rien professer, j'ouvre la porte et tu t'évades ! une chanson bleue sur les lèvres, un verre de rêve entre tes mains et je m'écoule ou je m'anime -- après avoir vécu longtemps, en pantomime d'être humain...

Balancez-moi ces vieux cahiers, toutes ces lois, ces hobereaux, balancez-moi toutes ces rimes, ça n'sert à rien sur un bateau ! mieux vaut la rame en bois-pagaie qu'un triste roi dans un château !

Balancez-moi aussi très haut que je m'agrippe à ce nuage, au corsage défait du ciel où vont s'immensifier, sans âge, les ailes papilles des anges...





samedi 6 mars 2010

Griselda aux ailes des cimes :






Un goût de graine entre les dents, trois coups de penne, entrez, j'attends

Beaucoup de pluie, pas une aubaine, et ce foutu mal qui me prend

L'haleine vaine d'un bon vent, soufflant dans mes veines, vas-y !

Bois de ce vin qui ébaubie les muqueuses de tes papilles

A peine viendront tes amis, l'ennui, la haine et le mépris


(J'ai honte aujourd'hui de convier la pluie, Hyaline, à ma grisaille... )





lundi 1 mars 2010

♥ Within a tear ♥ The bubble song ♥



♫ ♥ ♫

Gone in a bath, gone as a fish ! Someday, I 'll do the same, looking for this lovely mermaid he should have seen in the last frame : this soap bubble, the last he blew into the blue sea to the end -- my grandpa was always singing ! Yeah ! Boby swings the bubble song ! And I 'll keep swimming for a long...

♫ ♥ ♫


dimanche 28 février 2010

∞ No mad ∞



∞ ∞ ∞

Non non ! il n'est pas fou

le Nomade

Il sait bien que le début du monde

est partout

-- au goulet de la rade

∞ ∞ ∞


jeudi 25 février 2010

La Boudeuse



Je ne sais plus quoi dire
Ou je suis tout ému
D'avoir vu cette fille
Qui traverse le monde

Sans un mot sans un bruit
En boudant
Simple moue
De ses têtes oblongues

Que six voiles inondent

Laissant aller
ça et là
Sa chevelure blonde

Aux
trois
mâts

qu'elle bombe

Comme un torse tout blanc

Où les vents vagabondent




mardi 23 février 2010

Fuuuuuuuuuuit...



Un soudain bond, une envie malhabile

De perdre pied dans la fuite idéale --

Je me souviens de ma vie vagabonde...





lundi 22 février 2010



Mon écran est bio et affiche tout en vert. Il y a moins de plumes de canards que de canettes qui passent sur le fleuve. Mes sixièmes font moins de fautes que mes secondes et il y a, ma foi, moins d'espèces d'insectes que de sectes infectes à pulluler suspectes. Ah, j'oubliais, les chauve-souris qui, comme moi, s'enfoncent dans la nuit, leurs têtes à l'envers -- ne riez pas, ce rictus inversé vous fait un chapeau bas.

^


dimanche 21 février 2010

Carmen power supply of fantomas to the butterfly...





Homicide interactif à cliquer dans le noir
Tu meurs trois fois le jour
Quelquefois tu t'épargnes
un long chantier t'ennuie
c'est un crapaud qui bave
Allons chanter la nuit
les crabes sont bien braves
à te suivre partout
comme s'ils avaient bu
de ce fleuve repu
par les morts qui s'y lassent

Je chante

Faux hélas
mais le public à pinces
m'applaudit quand je passe

-- à l'oblique...

un morpho !

-- Grince !

(belle grimace)




samedi 20 février 2010

Anne à Condé



Un serpent peut en cacher un autre
Un anneau s'imbrique en lui-même
Un nem est un nid de secrets
Un losange est un love de V
Un ego n'est pas gai
Si son esprit n'égale
Le nez de Cyrano
Saint Bric en lui-même
Cherchait dans un losange
Une manière obscène
De disposer la queue
De deux anacondas
Qu'il avait assommés
Sur les bords de la Seine
La Fronde à la pagaie
Bandit !
dit Anne à Condé
On vous condamnera !

<><><>


lundi 15 février 2010

Sucuri Jiboia !



Un dimanche au-dessus d'un love Anaconda, vierge comme la nuit dans les yeux de Nera, avait présagé l'aube au dessus d'un géant. Dans les branches un bourdon, nommé Fred éthéré, s'assoupissant sur moi, disait "je vous salue, sucuri jibóia !" Un scorpion séduisant éteignant ses yeux las se balançait vers moi sans soucis du boa...




jeudi 4 février 2010

Hiérarchie des sens




Hiérarchie de nos sens attestée par un gâteau gaufrette en train d'être engouffré : on ne saurait discerner le carré de la gaufrette en sa totalité, mais on peut largement le mettre tout entier dans la bouche qui, seule, a pouvoir de gober le gâteau et la crème -- aussi mauvais soient-ils -- d'un coups de langue avide, et presque sans mâcher... Moralité ? aucune, on ne parle pas la bouche pleine !

¿



mardi 2 février 2010




Intime infirmité de l'Homme en sa plus grande joie : saisir au cœur des choses un Amour et sentir, par pudeur, le besoin de lui donner un nom... il sera Dieu, Misère, il sera votre fils, engendré de Lumière, il sera ce destin, ébranlable, éphémère, enfantine pudeur d'un hasard que les hommes évitent de montrer puisqu'il n'est autre qu'eux, à l'instant de s'unir, en ce rite païen qu'on a peine à nommer, qu'on ne peut que flécher, qu'on ne saurait saisir...

(♥)